expérience premier marathon - Merci Philou pour la photoVoilà maintenant 1 an et demi que je cours de façon assidue et régulière. J’ai commencé par faire des entrainements pour des courses de 10km, puis pour des semi-marathon. Après avoir fait plusieurs courses de chaque, l’idée du “Je vais faire un marathon” m’est venue au mois de mai. La prochaine étape a été de savoir, en combien de temps je veux le faire ? au vu de mes précédents résultats (41′ au 10km et 1h33 au semi-marathon), un objectif de 3h30 ne me paraissait pas démesuré (…). Le marathon de Toulouse ayant lieu fin octobre, c’est parti !

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La prochaine étape, a été de choisir le plan à suivre pour atteindre son objectif. J’ai pour habitude d’utiliser les plan de runners pour préparer mes précédentes courses, ils sont très bien faits, ludiques et gratuits. Nous voilà donc parti pour 12 semaines d’entrainement, avec 3 sorties par semaine :).

La première partie du plan s’est super bien passée, j’enchainais les sorties en atteignant à chaque fois mes cibles, notamment sur les fractionnés, et de bonnes sensations sur les sorties longues. L’objectif de mi-plan était un semi en 1h37. Me voilà illico presto inscrit sur le semi-marathon de Toulouse, avec un chrono en 1h33,50, premier objectif atteint !

Suite à ce semi, une douleur au pied a commencé à me gêner sur ma sortie suivante, j’avais trop lacé ma chaussure droite par habitude et une douleur sur la zone avait surgi juste après le semi, mais était passée 2 jours plus tard. J’ai du faire un break d’1 semaine, rendez-vous chez le docteur pour voir s’il n’y a pas de fracture de fatigue due au sur-entrainement, mais rien du tout.
Du coup, je reprends mon plan après une semaine de pause, enchainant fractionné et sortie longue. Sur une sortie de 2h20, 3 semaines avant le marathon, de nouveau une douleur au pied… le drame ! Rendez-vous encore chez le docteur… prescription d’une échographie du pied, et de séances de kiné.

Me voilà donc chez le kiné, qui me tord dans tous les sens pour voir d’où peut venir le problème… et se rend compte que j’ai 2 grosses contractures sur les mollets droit et gauche… ce qui peut engendrer des douleurs au pied lorsqu’il est trop sollicité. Après plusieurs massages douloureux… test sur une sortie longue de 2H10… et là tout va bien, parfait !

Je peux maintenant me remettre à fond dans mon plan et continuer à préparer le marathon qui a lieu dans 2 semaines et demi… mais 1 semaine avant le marathon, grosse gastro…. je manque 2-3 entrainements mais je me présente quand même au départ du marathon de Toulouse, comme prévu !

Un point crucial à prendre en compte dans la préparation d’un marathon, pas trop abordée auparavant, était l’alimentation. En effet, sur 3h30-4h d’effort il faut absolument boire et manger régulièrement enfin d’éviter toute déconvenue. Par facilité et par l’aspect pédagogique qui est assez bon, j’ai acheté le pack marathon d’Overstim, qui comprend tous les aliments à intégrer avant, pendant et après la course.

Ce pack se compose de plusieurs aliments, avec :

  • 8 gels aux vertus différentes, à prendre pendant l’effort. Overstim conseille de prendre 1 gel tous les 5 kms, personnellement je suis parti sur 1 gel tous les 7,5km, soit 6 gels en tout.
  • De la malto, à prendre 3 jours avant l’effort. Cela permet de faire le stock de sucre lent et d’avoir la quantité d’énergie nécessaire le jour J. J’ai pas eu la sensation d’être particulièrement en forme le jour J… mais il faut mettre toutes les chances de son côté :).
  • Un gatosport, parfait pour le petit déjeuner, ultra digeste et assez bon (gateau au chocolat avec des pépites), je n’ai eu aucun problème de digestion pendant le marathon. N’ayant pas tout mangé, j’ai congelé le reste donc cela peut même me servir pour d’autres courses.
  • Boisson d’attente et de récupération… trop sucrées à mon goût, je ne les ai pas utilisés.

Cela a clairement été la facilité de prendre ce pack, étant novice en la matière. Sur une prochaine course, je pense choisir plus précisément les aliments, en utilisant notamment ce comparatif.

Veille de la course, je me pose pas mal de questions, vais-je y arriver ? d’un côté je me dis que j’ai réussi un semi en 1h33, de l’autre que j’ai loupé pas mal d’entrainements, dont quelques sorties longues. Et les 2 sorties de 2h20 que j’ai faites étaient assez compliquées. Mais bref, me voilà sur la ligne de départ, prêt et motivé comme jamais :).

Me voilà donc parti à 12km/h, 5′ du km pour atteindre cet objectif de 3h30. Plus de 3000 personnes et beaucoup de gens sur le bord des routes, évidemment ça motive, les 20 premiers km se passent plutôt bien, même si mon cardio  est assez haut 170 bpm contre 160 normalement prévu mais bon… je fonce.

Etant donné que c’était mon premier marathon, j’avais pas mal de questions de bases type “faut-il s’arrêter sur les ravitaillements, et si l’envie d’uriner me prend… que faire ??” J’ai donc répondu à ces questions en live, au km12 je me suis pris 30sec pour faire la petite commission, et en mode marche rapide sur les ravitaillements. J’avais aussi pris soin de bien cadencer la prise de gels Overstim tous les 7,5KM pour faire le plein d’énergie.

25ème km, je commence à ressentir la fatigue…. j’ai bien pris conscience que mon objectif de 3h30 serait très compliqué mais je m’accroche en restant sur une moyenne de 5’30 du km. Après 2h30 de course… l’inconnu, je n’ai jamais couru aussi longtemps de ma vie… je sens bien que j’ai moins de jus mais je continue à garder le rythme. J’ai bien en tête le fameux “mur” du marathon à partir du 30ème km, il arrive à grand pas :).

De 30 à 35km je garde toujours un rythme qui me convient, 5:30-5:45 du km, mais je me rends compte qu’il reste 10km et, clairement, ça va être très compliqué!

Km36 ça devient horrible, mon corps ne répond plus, je marche un peu pour reprendre mes esprits. Malgré la foule qui m’encourage, je n’y arrive plus, et il reste 25-30′ pour terminer… Heureusement que ma femme et ma fille m’attendent sur des portions du parcours, cela motive bien !

Je termine donc la course en alternant marche-course, je me fais doubler par beauuuucoup de gens mais il faut que je termine absolument.  Dimanche 22 octobre 2017, 13h32, j’arrive place du Capitole, exténué mais heureux (sur le coup).

Une belle médaille en poche, j’ai mis 3 jours à me remettre du choc physique. Un peu de déception aussi d’avoir un peu explosé et d’être à 22 minutes de mon objectif… même si pour un premier marathon, je me doutais bien que cela serait compliqué, et qu’une course en moins de 4h reste positif. Revanchard dans l’âme, me voilà inscrit pour le marathon de Paris en Avril 2018, cette fois-ci pour un objectif de 3h30!! Pour cette prochaine course, le mot d’ordre sera sortie longue, sortie longue et sortie longue. Je pense que c’est clairement ce qu’il m’a manqué lors de ce marathon, habituer mon corps a faire un effort sur des durées conséquentes, ce qui n’est pas anodin ! La suite donc au prochain épisode…. !

Categories: Courses

Mathieu Rouart

Coureur sur route, n’allez surtout pas lui parler de trail. Bigorexique et hypocondriaque, vous aurez 99,9% de chance de le croiser sur le canal lors de ses sorties. Epoux dévoué, il est l’heureux papa d’une Rose et du chien le plus relou au monde, Maurice.

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