Voilà plus de 3 ans que j’ai commencé à courir, juste après la naissance de ma fille. Bien entendu, j’avais déjà couru auparavant dans ma vie, mais ce n’était que de manière épisodique et il y a fort bien longtemps. Le besoin de courir s’est fait sentir après une longue période de laisser-aller (appelée plus communément “couvade”). Un matin, les chiffres que j’observais sur ma balance ne me plurent guère (ainsi que les remarques franches de mon médecin faut bien l’avouer) et je me suis dit qu’il fallait prendre les choses en main. Etant quand même relativement sportif (VTT, squash, tennis) je me suis dit que le meilleur moyen de perdre les kilos en trop était de pratiquer régulièrement la course à pied ainsi que de faire un petit peu attention à mon alimentation. En plus on faisait un concours avec 2 de mes potes et on se pesait tous les mois pour se comparer l’IMC. Autant dire que la motivation était au rendez-vous.

Me voilà donc lancé dans la course à pied. Au début je sortais une à deux fois par semaine. Un des gros avantages de cette discipline, c’est la progression rapide des performances dès lors qu’on respecte une certaine régularité. Il ne me fallu donc pas très longtemps pour d’une part perdre mes premiers kilos et d’autre part courir de plus en plus vite et de plus en plus longtemps, l’un aidant bien à l’autre également.

J’avais déjà fait un 10 kilomètres en course auparavant (La boucle du Confluent) mais ce n’était pas très fameux (aucun entrainement, aucune forme physique, lendemain de soirée). Néanmoins, le besoin de faire une course pour réévaluer mes performances ne se faisait pas encore sentir.

Au bout d’un an, lors d’une sortie improvisée avec mon frère au Lac de Matemale, nous avons réalisé une sortie d’un peu plus de 17 kilomètres alors que nos prévisions au doigt mouillé prévoyait plutôt quelque chose comme 12 ou 13 kilomètres. Ce jour là, je me suis dit : “Et pourquoi je ne m’inscrirai pas à un semi-marathon, je dois être largement capable de le faire”

Ni une, ni deux, dès mon retour de week-end, me voilà inscrit au semi-marathon de Tournefeuille. Bien entendu, hors de question de s’y rendre à l’improviste. Grace à mon pote Nico (spéciale dédicace à Mathieu) et à internet, nous élaborons un plan d’entrainement afin de se présenter sur la ligne de départ le mieux préparer possible. 12 semaines sans relâche pour un objectif fixé de 1h45. Objectif atteint avec un chrono officiel de 1h42’41”.

Bien évidemment, j’étais content de moi, et j’avais pris du plaisir bien que la course soit difficile sur la fin. Je me suis donc dit qu’il était temps de s’évaluer sur un 10 kilomètres. C’est alors reparti pour un plan d’entrainement de 8 semaines avec pour objectif 45 minutes. C’est ce que j’ai réussi à réaliser sur La Ronde de Ramonville. Temps officiel: 44’56”

Bien que la progression du débutant soit rapide en course à pied, il arrive un moment où la progression commence à stagner et le plaisir avec. Je me suis alors remémoré la sortie au lac de Matemale avec mon frangin, mes séances d’entrainement avec mes potes, ainsi que celles du côté de chez mes parents, dans la garrigue de l’arrière pays Montpelliérain. Je me suis rendu compte que finalement faire des chronos, c’est bien, mais cela n’apporte qu’un plaisir personnel relativement de courte durée, alors que courir avec des potes et/ou courir dans la nature m’apportait bien plus de plaisir et beaucoup moins de pression.

A cette époque, j’entendais beaucoup parler de trail autour de moi, et je me suis alors dit : “Pourquoi pas, cela a l’air de correspondre à ce que je recherche”. Et voilà, c’est là que mon aventure des trails commença, par le Forest Trail

Bon ok, ce n’était que 12 kilomètres, mais de nuit et en plein hiver. Ce fût pour moi une excellente première expérience du trail et une partie du plan d’entrainement du Trail des Citadelles qui s’en suivit. A chaque nouveau trail, je découvre de nouveaux plaisirs : pas de pression du chronomètre, paysages, variétés des parcours, partage avec les amis, convivialité des courses (il faut bien l’avouer, bien meilleure que les courses à plat)

Depuis mes deux premiers trails, s’en est suivi quelques autres : Desperado Trail, Trail du CassouletTrail du Pastel, Tara Muret Trail, Black Mountain Trail (annulé à cause de la météo), Trail Odarsois

Bref vous l’aurez compris, aujourd’hui, c’est dans le trail que j’ai le sentiment de prendre le plus de plaisir et de m’éclater. Ce sentiment de liberté, de courir à l’allure que l’on veut, de profiter des paysages, de ses amis et des ravitaillements, même si je vous l’avoue, il y a toujours un petit air de compétition et l’on essaye toujours de vouloir faire la meilleure performance possible. C’est donc dans cette discipline qu’aujourd’hui j’oriente mes entrainements et mes prochaines courses.

Néanmoins, je n’exclus plus (c’était le cas avant) un jour de faire un marathon (peut être celui de Toulouse) car je m’en sens désormais capable et que je serais fier de l’avoir fait. Bien évidemment, je viserai un chronomètre histoire de faire remonter un peu la pression (ça manque dès fois). Et puis, depuis que Mathieu est devenu l’homme le plus rapide de ma boite, je n’exclus pas non plus de réévaluer mes performances sur un semi-marathon un de ces quatre. Mais à l’heure actuelle, c’est dans le trail que je m’épanouis le plus.

Categories: Daily life

Thomas Friol

Développeur web quand il ne court pas, Titom est aussi l'heureux papa de 3 enfants et un mari aimant. Amoureux du trail et du dénivelé, vous pourrez facilement le découvrir dans les hauteurs de Toulouse lors de ses fréquentes sorties longues !

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